samedi 12 avril 2008

Cette semaine à Épilogue [12 avril]



Bryan rencontre la très sympathique Rafaële Germain pour son deuxième roman Gin tonic et concombre.
lire ici la critique de Valérie Gaudreau publiée dans Le Soleil du 6 avril

• On parle du recueil de délirantes citations Entendu à Montréal

• Et Danielle Bourgeois nous livre sa chronique poésie

Épilogue, dimanche 11h
rediffusion lundi 10h
sur les ondes de CKIA 88,3-FM à Québec

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jeudi 3 avril 2008

Cette semaine à Épilogue [6 avril]


• On passe la moitié de l'émission en compagnie de Francis Desharnais qui nous parle de sa BD Burquette.


• Claudine Dufour nous parle du roman La peau des doigts de la jeune écrivaine Katia Belkhodja.



Épilogue, dimanche 11h
rediffusion lundi 10h
sur les ondes de CKIA 88,3-FM à Québec
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mercredi 26 mars 2008

Cette semaine à Épilogue [ 30 mars ]



• ENTREVUE AVEC MONIQUE PROULX

Si dans Les Aurores montréales, paru en 1996, elle parlait merveilleusement de la ville, Monique Proulx se tourne maintenant vers la nature avec Champagne. Dans son dernier roman publié au Boréal, une galerie de personnages se retrouve sur les terres de Lila, une femme d'origine polonaise qui, à 76 ans, est confrontée à la vieillesse, mais ne lâche pas pour autant sa mission, celle d'être «la gardienne fervente de ce morceau de paradis vierge qu'il fallait protéger contre les prédateurs».

Des personnages qui trimballent tous leur passé, souvent douloureux, car la beauté du monde n'exclue pas non plus une forme de souffrance qui nous ramène sans cesse à notre état d'humain. Champagne est roman qui célèbre la nature, mais aussi les paradoxes de la vie. Un livre qu'on pourrait qualifier de «développement durable de l'âme»...

• Valérie Gaudreau a rencontré Monique Proulx

• Claudine Dufour nous livre sa critique de La notaire de Patrick Nicol

• Et on vous fait part des grandes lignes de la programmation du prochain Salon du livre de Québec


Épilogue, dimanche 11h
rediffusion lundi 10h
sur les ondes de CKIA 88,3-FM à Québec
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vendredi 21 mars 2008

lundi 3 mars 2008

En eau smose

Jade Bérubé propose une micro-plaquette d’à peine quelques pages, peuplée de courts récits à peine commencés qu’ils sont déjà terminés. Un livre d’autant plus minuscule qu’on a entrecoupé les textes d’une série de photos! Bien sûr, on peut dévorer le livre de Jade Bérubé en quelques minutes à peine, mais on aurait avantage à ralentir son rythme de lecture et s’attarder sur chacun des mots choisis par l’auteur. Car derrière ce petit ouvrage se cache un réel et minutieux travail d’écriture, et on le sent. La plume de Jade Bérubé est poétique, touchante et la jeune auteure propose images et voyages au lecteur qui saura se laisser bercer par ses mots. Nouvelles? Pas vraiment. Récits, plutôt, qui espère-t-on, saura trouver le public plus littéraire qui lui est dû.


Le rire des poissons, de Jade Bérubé, aux Marchand de feuilles, 69 pages.

L'enlèvement de Sarajevo

Cyrille Martinez a su trouver le titre qui frappe. Mais il y a peu de président américain dans L’enlèvement de Bill Clinton : dans ce récit qui nous amène à Sarajevo, en 1994, dix ans après la tenue des Jeux olympiques d’hiver, il y a beaucoup plus de souvenirs de Katarina Witt et des exploits des skieurs de fond soviétiques. Nedim Hrbat, héros de cette fable (dont la narration est inexplicablement faite au tu), se rappelle et se souvient d’un passé plus glorieux de sa ville. La comparaison entre le Sarajevo de 1984 et celui de 1994 n’est pas nouvelle et quelques passages un peu trop touffus auraient eu avantages à être resserrés. Néanmoins, on aimera comment la forme du texte soutient le fond de ce récit, la façon dont la narration confuse rappelle la destruction de la ville bosniaque et comment les phrases laissés en suspens sont porteuses de sens. On appréciera aussi les souvenirs et les anecdotes des Jeux olympiques de 1984, petites histoires oubliées qui ne manqueront pas de nous intéresser.

L'enlèvement de Bill Clinton, de Cyrille Martinez, chez L'Instant Même, 122 pages.

Derrière le papier glacé

Le quatrième de couverture de Un monde de papier nous annonce l’histoire d’un homme qui « tombe » dans les pages d’un magazine féminin. On n’avait pas vraiment pris ce « tomber » au pied de la lettre en s’imaginant une histoire à la Rumeurs, où un pauvre garçon allait trimer à la création d’un magazine. « Tomber », ça veut vraiment dire tomber : sans trop qu’on sache comment ni pourquoi, le héros de Un monde de papier devient l’habitant des pages glacées d’un magazine qu’il feuillette. Au détour des pages, il y rencontre un mannequin de Hugo Boss, Uma (Thurman, devine-t-on) et quelques autres des personnages qui peuplent d’ordinaire les magazines féminins. Sa quête se dessine assez rapidement : il doit sortir de la revue, en délivrant par la même occasion, si possible, ses nouveaux amis de leur vie éphémère. Car voilà déjà que plane sur la revue une menace encore plus grande que celle de l’Ogre qui fait régner l’ordre dans les pages du magazine : la revue est jetée aux rebuts et bientôt, elle sera détruite...

Il y a quelques bonnes trouvailles et quelques bonnes idées dans le nouveau roman de François Desailliers. Cependant, il y manque quelque chose, comme si la sauce ne prenait jamais tout à fait. Il n’y a certes pas l’humour auquel on aurait pu s’attendre, ni de critique acerbe du milieu des magazines féminins. Soit. Même sans humour, on aurait aimé quelque chose de plus mordant. Les personnages, alter ego de leurs jumeaux de papier, manquent de généralement de profondeur et de nuances : ils sont toujours tout bons ou tout mauvais. Ni tout à fait une critique, ni tout à fait une parodie, Un monde de papier cherche sa direction. Les extraits de Faust et les quelques anecdotes philosophiques n’arrivent pas à compenser pour le manque de direction du roman et à lui apporter une profondeur. Pas une critique, pas un roman sérieux, roman d’aventures aux grosses ficelles : Un monde de papier s’avère un ouvrage sympathique, mais qu’on oubliera peut-être un peu vite… Comme une revue?

Un monde de papier, de François Désailliers, chez Tryptique, 183 pages.